Pour faire suite aux lois de modernisation sociale concernant la prévention des risques et les différents accords nationaux sur la qualité de vie au travail, nous avons réalisé en fin d’année un Baromètre Social afin d’évaluer l’avancée des entreprises des Pays de Loire en matière de prévention des risques psychosociaux.

Tout d’abord, nous souhaitons remercier l’ensemble des entreprises qui ont pris le temps de répondre à notre enquête flash puisque nous avons obtenu un taux de réponse de 21,8%. Ce taux est suffisant pour garantir une représentativité significative des entreprises des Pays de Loire.

Globalement, nous pouvons féliciter les entreprises de la région car nous atteignons pratiquement les 80% d’entreprises à s’être engagées dans la prévention des Risques Psychosociaux. On peut admettre toutefois un biais concernant ce résultat. En effet, il est probable que les entreprises préventrices aient plus tendance à répondre à ce type d’enquête que les autres.
On peut par ailleurs observer une corrélation entre la taille de l’entreprise et le fait de s’engager dans une démarche de prévention. Que ce soit grâce à des budgets « santé » plus élevés ou par obligation légale, les PME de plus de 100 salariés et les grandes entreprises sont d’avantage investies dans la prévention des risques psychosociaux.
On constate que 96% des entreprises ayant défini un plan d’action de prévention ont choisi de mettre en place un dispositif d’écoute. Le recours à un soutien externe est privilégié dans 66% des cas et est combiné à une cellule d’écoute interne quand l’entreprise le permet.
On peut aussi constater que toutes les entreprises qui ont déjà mis en place un dispositif de soutien psychologique sont convaincues de leur utilité. Les résistances à la mise en place de dispositifs externes disparaissent donc à mesure que les salariés l’utilisent.
La permanence de psychologue semble être plus acceptée par les entreprises de la fonction publique ou hospitalière que les entreprises du secteur privé.
Pour aller plus loin, nous avons pu constater que les PME du secteur industriel avaient tendance à privilégier des dispositifs d’aide en interne par rapport aux autres secteurs. Si le manque de budget reste un des principaux freins, la notion de confiance envers une aide externe sera donc à étudier lors de notre prochain baromètre.

Nous constatons toutefois un résultat encourageant pour la prévention des RPS : Sur toutes les entreprises qui n’ont pas encore pu réaliser de diagnostic sur la qualité de vie au travail, seulement 22% d’entre elles ne positionnent pas cette problématique comme prioritaire.

Les entreprises répondantes peuvent désormais se positionner grâce à notre synthèse des résultats que vous retrouverez en cliquant ici.